Et de 44 !


Oui, je sais, on en entend parler partout, on le voit partout. La cérémonie d'investiture de Barack Obama.
Mais je ne voulais pas passer à côté. Cet événement me touche. Les nombreuses images que l'on voit à la télé me semblent assez émouvantes. Ce rassemblement est tellement symbolique.

Alors quitte à vous faire frôler l'overdose...

Il y a les images. Et puis les petites anecdotes aussi :

On sait que Ben and Jerry se sont mis au slogan "Yes Pecan"!
On sait aussi que plus 5 000 toilettes ont été installé à Washington pour accueillir la foule. Ou encore que Dick Cheney, l'ancien vice-président, sera présent à la cérémonie mais en fauteuil roulant : il s'est fait une foulure musculaire en faisant ses cartons !
Ou encore qu'un groupe de sorciers et sorcières du pays et du monde se sont rassemblés à Washington pour une grande cérémonie afin d'éloigner les mauvais esprits.

Et puis il y a les images.








(Source : Magnum Photo)

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Ghandi juniors

1er octobre
Des enfants habillés en Mahatma Ghandi. La tentative de reproduction est assez saisissante. Prouvant que même l'image physique de l'homme est devenue un symbole.
La photo a été prise dans le Nord de l'Inde, dans la ville de Lucknow (un nom de ville assez signifiant!) à l'occasion du 139e anniversaire de la naissance de Ghandi.
(Oui, je précise naissance, j'ai toujours trouvé étrange les anniversaires de mort)
En Inde, cet anniversaire est jour férié et est commémoré comme le Gandhi Jayanti. Il a aussi été déclaré Journée internationale de la non-violence par l'Assemblée Générale des Nations Unies depuis 2007.

Pour la petite anecdote, depuis 1996, le gouvernement imprime sur tous les billets de banque le portrait de Gandhi. Attitude totalement paradoxale, compte tenu des opinions négatives de Gandhi sur l'accumulation des richesses et le pouvoir de l'argent.
Enfin.

Pour finir en beauté cette journée spirituelle, je vous laisse méditer cette petite phrase de Mahatma Ghandi :

« L'esprit est un oiseau sans repos ; le plus il obtient et le plus il désire et n'est jamais satisfait. Plus nous satisfaisons nos passions et plus elles deviennent débridées. Nos ancêtres avaient compris cela et placé une limite à nos indulgences. Ils avaient remarqué que le bonheur était surtout une condition mentale»



Photo : Pawan Kumar

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Photo du Jour

J'ai un emploi du temps assez chargé ces temps-ci et peu de temps pour noircir les lignes d'ici.
Les cours ont repris et toute la promo a plutôt bien compris que des concours se dessinaient en fin d'année.
Je vis donc à la bibliothèque à essayer de rattraper mon retard sur la compréhension de la majorité des conflits de l'histoire moderne et contemporaine. Ou à essayer de déchiffrer l'actualité en associant à chaque nom propre croisé dans un journal sa fonction politique.

Mais j'arrive tout de même à rattacher à tout ça un petit plaisir particulier. La consultation de la sélection des photos du jour par les agences de presse.

Alors je me suis dit...

Il y aura bien sur encore des articles sur d'autres trucs, comme les anciens.
Mais pourquoi pas une à deux images par jour ou juste régulièrement. De celles qui m'ont marquées dans l'actualité. Pour leur composition, la maitrise du photographe. Pour le sentiment qu'elles font ressortir. Ou pour leur place dans l'actualité.

Et avec un petit commentaire de temps en temps aussi.
En plus, ça me fera réviser.


Les deux du jour :

Vivienne Westwood lors de son défilé à la Fashion Week de Paris se tenant en ce moment.
Aucun objectivité. Je l'ai juste choisi car j'aime beaucoup cette femme et ses réalisations.
Ancienne punk, elle a longtemps côtoyé la scène et les artistes de ce milieu. Les habillant la plupart du temps. Elle a toujours réussi à mêler à ses vêtements une dimension "politique", un petit côté actualité.
Sa collection Printemps/été 2009 se nomme "Do It Yourself" et est faite de vêtements en tapis, rideaux de douche (assez incroyables d'ailleurs) comme si elle avait anticipé les petits "désagréments financiers" des mois derniers.




Un trader à sortie de la bourse de New York
Tant de photos de visages consternés, inquiets, la tête dans la main. La crise financière touche aussi les traits. Et les photographes en profitent.
Beaucoup de pays se mobilisent ces derniers temps. Et je vous avoue que dans ma tête c'est un peu le bazar. Elle tombe très mal cette crise: l'année de mes concours.
Quant aux gouvernement français qui nous affirme que nous ne serons pas touché. Mouif. Je demande à voir. On dirait le nuage de Tchernobyl : "Non, ne vous inquiétez pas, il s'arrêtera à la frontière...!"

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"Breathe In" qu'ils chantent

J'ai recommencé à courir partout et dans tous les sens.
Vous savez comme j'aime ça. Bien qu'en ce moment, un vélo ne serait pas de trop.
C'est bête, hein? Mais sans ça j'ai l'impression de perdre mon temps. De totalement le gaspiller si les choses ne vont pas vite.
Je déteste le vide et l'immobilisme. A croire que ça me fait peur.

Pour me retrouver ces prochains jours, quelques pistes pour les plus tenaces.

Chez P. ou chez R. pour l'association. On bosse, on bosse.
Je vous ai dit que j'étais la secrétaire maintenant?
Ce qui ne me prive donc pas des blagues de mes charmants collègues masculins.
Hier, deux heures, à 4, à écrire une lettre afin de définir notre 'projet rédactionnel' de cette année. En nous gavant de chips aux crevettes et de compote.
En gros ça donne un truc du genre : "la nouvelle équipe souhaite apporter plus de professionnalisme dans son travail tout en gardant le regard jeune, créatif et alternatif de ses débuts."
On sait, c'est pompeux.

Sinon, pendant la période des NJP. Devant un ordinateur, encore, ou des concerts. Je viens d'avoir mon poste de bénévole. Enfin je l'aurai eu avant si les mails ne s'étaient pas directement glissé dans les 'courriers indésirables'.
Je vais donc bosser au service Presse et Communication. Si c'est pas tout bien trouvé pour moi ça!

Et à partir de lundi, à la fac quand même. Il serait tant de s'y remettre. La réunion d'informations de lundi a été plein de promesses et de pression à venir. J'ai essayé de jouer ma sociale aussi.
Et puis la logique de la fac encore : j'ai un cours de photo ... à la fac de droit.

Enfin, si vous voulez me faire coucou (je n'en doute pas une seule seconde, bien sur). Je suis apparemment toute la journée de demain derrière le stand de la librairie La Queste au Livre Sur La Place toute la journée. Pas de celle qui fait des petites signatures bien sur, de celle qui vous fait des grands sourires pour que vous achetiez un livre à cet auteur croate inconnu.

Donc, du côté 'boulot' tout va bien.
Mais tout les domaines ne peuvent pas aller bien en même temps, c'est bien connu.
Gnarf.

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"Etre Légèrement improbable"


Oui je suis partie. Sans rien dire en plus. J'avoue. Et je ne sais pas trop pourquoi en plus. 'ai préféré lire les aventures des autres pendant quelques temps au lieu des miennes.
Même pas fini le Carnet de Voyage de Turquie. On a préféré continué à se le raconter, entre nous, à se raccrocher aux détails qui font penser à... Encore un peu égoïstes.
Pareil avec Genève.

Mais je vais le finir. Oui, je sais, vous me voyez avec mes bonnes résolutions et mes petits promesses. Alors je ne vous promets rien. Je le vous dis simplement. La Mosquée Bleue, Sainte-Sophie et les nuits qui piquent les yeux de Bodrum arrivent.

Et qu'ai je fait pendant tout ce temps? Que fais-je en attendant ma rentrée dans les amphis?

Genève nous a tout d'abord perdu dans ses vieilles ruelles qui grimpent. Entre les antiquaires et les boutiques de design. On a presque joués au couple cliché, avant de faire des clichés d'une mamie tout en rose, pluches et caniche. (Je n'ai pas encore les photos en ma possession...)
Genève nous a fait croire aux bords de mer aux goûts de sorbet abricots sur les bords de son lac.
Genève nous a aussi offert son Starbucks en terrasse. (O joie de provinciaux!)
Et puis la pluie, nous a permis de remettre à jour notre grande culture en domaine de Pixar et de Miyazaki. (comment ça on a regardé que des dessins animés?!)
Et de faire des chorégraphies sur Abba au Shopi, en nous bataillant devant le rayon yaourts (Va trouver un produit laitier au vague gout sucré qui contente 3 personnes!)


Et puis retour à Nancy.
Des boissons qui pétillent dans la bouche sur la place Stan illuminée. (Qu'on ne me parle plus du sons et lumières!)
Des retrouvailles aux coins de nouveaux cafés.
Des épisodes de How I Met Your Mother par saisons entières.

Et puis ma bonne résolution de la rentrée. Mais qui fait mal. La découverte du club de gym (oui oui vous avez bien lu)
Et j'en suis devenue totalement accro dès la première séance. De tout, de l'effort, de la chaleur moite. J'aime l'état dans lequel ça nous met avec M. Incapables de faire un pas de plus. Affalées après sur son canapé, totalement euphoriques. Et les courbatures du lendemain.

Aujourd'hui les cours ont repris pour beaucoup de personnes qui ont partagé mes vacances. Le rythme ne sera plus le même.
Petite nostalgie hier soir.

Mais un saut Paris m'attend. Entre A. et C. Et une séance photo aussi.
Après? Après je ne sais pas ce qui va se passer. Il y a la peur d'être déçue. Et les bonnes choses qu'on attendait pas.

Ça ne sera pas pareil. Mais ça pourra être bien aussi.

(Image: Sandra Suy, le coup de coeur de rentrée)

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Guimauvisée

Je l'avoue totalement. Je me plains des enfants mais une fois que je suis avec eux, je m'éclate.

Et retrouver mes chouchous de l'année dernière, de ceux que j'avais accompagné en tant que 'Gentille Animatrice' en classe de découverte.
Ceux après lesquels j'avais couru dans les couloirs du Centre, pour lesquels j'avais affronté les tourbières en VTT (oui vous avez bien lu, moi sur un VTT!), ceux que j'avais ranimé en pleine nuit à la suite d'une crise d'asthme, extirpé de leur combinaison de plongée à la suite d'allergie cutanée, pour lesquels j'avais joué au maitre nageur, préparé un jeu de piste, ceux avec lesquels j'avais rigolé en oubliant presque qu'ils n'étaient qu'en CM1 ou CM2.

Alors j'ai tendance à me guimauviser quand je suis en leur présence.
Et ça a été le cas hier et aujourd'hui lorsque j'ai aidé à l'école pour les manifestations de fin d'année.

Et puis, j'ai pensé à Sarah aussi. Quand on m'a filé l'appareil photo "Aliix, tu peux faire des photos s'il te plaiiit?! Je sais que tu t'en sortiras!"
Une bataille avec les parents d'élèves et leurs appareils photo. Presque aussi terrible que les photographes de concert ceux-la!

Alors je ferais comme si de rien. Comme si je n'avais pas fait la guimauve.
Aucune émotion lors de leur chanson, de leurs fleurs et des leurs compliments.
Non aucune.
Ce ne sont que des enfants bien sur.

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Parait que j'ai peur de l'immobilisme

J'ai failli embrasser le facteur hier.
C'est parce qu'il est arrivé avec mon tout nouvel objectif, hein. Pas qu'il soit particulièrement attirant.

Je me berce de soul. A cause de Lui.
J'ai découvert de nouveaux personnages d'écrans grâce à une véritable princesse. (ça fait deux belles rencontres d'un coup) J'aime l'idée qu'ils vont commencer à s'accrocher à moi. Une nouvelle série.


J'ai croisé des destins cinématographiques. Ceux de la monarchie anglaise avec un journaliste anglais des années 30.
Vous commencez à savoir que je me fais totalement avoir à chaque histoire vraie. Même si j'ai totalement conscience de la part d'invention qui s'y trouve.

The Other Boleyn Girl
de Justin Chadwick et Les Orphelins de Huang Shi de Roger Spottiswood.

Deux scénarii classiques mais efficaces.
Un bout de l'histoire de la monarchie anglaise. Henry VIII, les manigances d'Anne Boleyn et sa fin bien connue, la rupture avec l'Eglise catholique.
Les horreurs de la guerre sino-japonaise. Les massacres de Nankin, George Hogg et sa longue marche à travers la Chine accompagné.
Un casting merveilleusement féminin d'un côté et une jolie merveille masculine de l'autre.

Ce qui est agréable avec ces fresques historiques, c'est le désir que vous avez d'en savoir plus à la sortie.
Qui était vraiment George Hogg? Comment est-il arrivé là?...
Qui a succédé à Henry VIII? Anne Boleyn était elle aussi manipulatrice?...

C'est le merveilleux du cinéma. Vous développez votre goût cinématographique en refaisant l'histoire, découvrant un nouvel artiste, tombant en admiration pour un musicien...
Tout est en un.
Comment croyez-vous que j'ai eu ma révélation pour Ray Charles par exemple?

La musique va d'ailleurs être bien présente dans les jours à venir, mais du coup, moi un peu moins.
Préparation de la soirée organisée à Nancy pour l'association à l'occasion de la Fête de la Musique. C'est un truc de famille, organiser les soirées des autres, m'a dit mon cousin.
(si vous êtes sur Nancy ce soir là, passez me dire bonjour, rue du Maure Qui Trompe. Et même que de 20h à 22h je suis derrière le bar...)

Comme ça promet un joli marathon, je vais faire des réserves d'inactivités. Enfin pas trop longtemps non plus. Juste celui de rattraper mon retard en magazine. Ou avancer dans le dernier RUFIN.

Et puis faut avouer que j'ai un peu mal dormi cette nuit. Il était pas là.

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Brèves instantanées [Edité, tard]

Un de mes profs n'est jamais venu à son partiel.
Hier, au parc de la Pépinière, ça sentait le monoï.
Quand on demande à C. pourquoi sur la photo elle a de la boue sur la joue, elle répond le plus naturellement du monde "parce que je venais de me rouler par terre".
La crêpe de 7 heures du soir est toujours la meilleure.
Aujourd'hui ça sent la pluie.
J'ai découvert des relations prof-élèves assez étranges.
Et ça y est notre promo possède des potins.
J'ai découvert l'utilité de ma boîte aux lettres.
P. a décidé qu'il fallait qu'on soit plus amis.
Le portrait que je devais rédiger en journalisme ce matin, s'est transformé en lettre d'amour.
Il m'a dit que j'étais pimpante et j'ai replongé.
Mauvaise idée. Il va me falloir une cure de désintox'.
J'en ai sermonné certains sur des choses que je suis en train de faire moi-même.
Pas besoin de talons pour avoir mal aux pieds suite au marathon photo.
J'ai raté une offre de macaron à déguster sur la place Stan.
Claire a décidé d'établir un listing des meilleures crèmes brûlées de Nancy.
On a évoqué comme 2 petits vieux nos souvenirs de Bucarest.
Ma marinière vintage doit avoir des pouvoirs magiques.
J'ai mal à la mâchoire à force de sourire pour distribuer notre guide.
C'est toujours quand on commence à bien connaître les gens qu'on doit les quitter.
Y'a des soirs où on rate tout.
L'année prochaine, j'aurai un prof qui m'impressionne tellement que je pense que je ne réussirai pas à produire une phrase entière devant lui.
Aujourd'hui, samedi, j'ai 5 heures de partiels.
Et après je suis en vacances.
Je ne sais pas ce que je vais faire de mes 3 mois.
Je n'ai pas fait de projets plus loin que la semaine prochaine.
Dans 10 jours, ça fera un an que je suis partie en Roumanie. On ne s'en débarrasse pas comme ça.

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'Protest Song' tibétaine

Hier, roulée en boule sur la canapé devant la télé. Je ne me sens pas très bien depuis ce matin. Nauséeuse.
Le journal télévisé de 13h. Celui de Canal +. Quitte à voir pas mal d'horreurs tant avoir un peu de bonne humeur après avec l'Edition Spéciale (et les chemises de mon ami Ariel...)
Niveau horreur j'ai été servie.

Les émeutes au Tibet coïncidant avec le 49e anniversaire du départ forcé du Dalaï-Lama pour l'Inde.
Le soulèvement des tibétains contre le pouvoir chinois.
Ces moines de couleurs vives se faisant taper dessus. Arrêtés.
Le Dalaï-Lama menacant même de démissionner de ses fonctions de chef politique du gouvernement tibétain en exil si la situation au Tibet dégénère.

Le gouvernement chinois lui impute la responsabilité des violences au Tibet. Mais lui rejette tout en bloc et appelle au calme.
"Nous devons nous opposer à la politique chinoise, mais pas aux Chinois. Pas sur une base raciale", a-t-il dit, ""Même si un millier de Tibétains sacrifiaient leur vie, cela n'y ferait rien"
Ses propos ont été clarifié par un de ses collaborateurs. "Si les Tibétains devaient choisir la voie de la violence, il devra démissionner parce qu'il est complètement engagé dans la non-violence", a-t-il expliqué. Il démissionnera alors "en tant que chef politique et chef de l'Etat mais pas en tant que Dalaï Lama. Il restera le Dalaï Lama".

(Inde, 1988, Le Dalaï-Lama dans les quartiers de son gouvernement en exil - Raghu Rai)

Le bilan des violences de ces derniers jours à Lhassa s'élève à 16 morts et des dizaines de blessés, le gouvernement tibétain en exil faisant de son côté état de 80 morts. (les chiffres augmentent de jours en jours...)
Le dalaï lama a assuré à maintes reprises qu'il prônait une autonomie pour le Tibet et non une indépendance mais Pékin ne se satisfait pas de cet engagement. Le Dalaï-Lama prend les autorités chinoises au mot: puisqu’elles veulent que le Tibet soit chinois alors il doit participer aussi à une Chine en pleine évolution.

Il est difficile d'analyser les relations ente la Chine et la région du Tibet (car il ne s'agit effectivement que d'une simple région...) ou alors il faudrait en faire tout un dossier.
Indépendance? Autonomie? Les avis divergent.


Je n'ai pas envie de me prononcer sur la façon dont les tibétains devraient réagir, ce qu'il devraient faire ou ne pas faire. Ce qui est sur c'est que la Chine, accusée de ne pas respecter les droits de l'Homme, le prouve plutôt bien avec le Tibet. Il n'est pas évident de se rendre compte de la véritable situation. Certains parlent de propagande dans les journaux chinois: le gouvernement dissimulerait ses véritables agissements ou les maquillerait.
L’envahissement de ce pays libre, en 1950, par l’armée rouge chinoise a été plus que sanglant, et l’occupation, depuis plus de 50 ans, ne l’est pas moins. 250 tibétains sont actuellement prisonniers politiques. L'exemple le plus connu est le Panchen Lama (réincarnation du 2e chef spirituel tibétain après le Dalaï-Lama) qui n'a que 18 ans et a passé la moitié de sa vie en prison.

(mars 98, France, femmes demandant la libération du Panchen Lama, agé de 8 ans- Martine Franck)

Il s'agit en fait d'un génocide culturel. Une politique officielle systématique du gouvernement chinois, destinée à diluer le peuple tibétain dans une mer de colons chinois. Aujourd'hui, il y a plus de chinois habitant au Tibet que de tibétains. Le chinois est la seule langue autorisée dans les écoles. Il est interdit de détenir un portrait du dalaï-lama et le moines sont soumis à des séances de réducation intensives. Etc.

Le génocide tibétain et l’occupation illégale du Tibet par la Chine sont reconnus par la commission internationale des juristes. Depuis le 28 juin 2005, l’ancien président Chinois Jiang Zemin, l’ancien premier ministre Li Peng et cinq autres dirigeants chinois sont poursuivis devant la Cours Nationale espagnole pour crime contre l’humanité, torture et terrorisme contre le peuple tibétain.
Des résolutions ont été prises par les Nations Unies en 1959, 1961 et 1965. Elles n'étaient toujours pas appliquées en 2005.

Ce sujet n'a donc pas fini de me révolter (question d'éducation aussi) et les images des journaux télévisés me font d'autant plus mal.

Hier, j'ai éteins mon poste et ai décidé de me changer les idées en explorant le monde d'internet et en visionnant quelques clips de Michel Gondry sous ma couette. Puis sont arrivés ceux de Björk. Son nouveau clip 'Declare Independance'.

Concert de Shanghai de Björk. Scandale.
En effet, Björk a scandé « Tibet, Tibet ! » à la fin de la chanson 'Declare Indépendance'...



La boucle est bouclée en fait.

(Source, comme on dit: TibetLibre, FreeTibet, L'Express, Bjork.fr)

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Les p'tits papiers

En l'occasion de l'anniversaire de Claire, samedi dernier, des post-its d'anniversaire et de pensées pseudo-intellectuelles ont envahi l'appartement.
Ceux qui me connaissent commencent à connaitre ma grande affection pour ce genre qu'est le post-it fluo.
Surtout les utiliser de façon totalement inutile.
(en quelques photos. Je vous épargne celles de l'intérieur du frigo... Mais de quoi vous faire découvrir notre intérieur. La chance!)




Sinon, les partiels avancent.
Et le craquage nerveux n'est pas loin. Gnurf.
Pour l'instant, les prix attribués aux réjouissances sont répartis ainsi:

- le partiel au sujet le plus clair: Analyse de films
("Dans cet extrait de 'Cat's People' de Jacques Tourneur vous vous demanderez comment la mise en scène donne-t-elle existence à des événements qui ne sont que suggérés en analysant tout d'abord la structure du montage à partir des notions de spatialité et de temporalité puis en vous intéressant aux savoirs du spectateur face aux événements en fonction des points de vue adoptés par la mise en scène")

- le partiel au sujet le plus people: Rhétorique
(Analyse d'un éditorial sur le discours de Sarkozy lors de ses voeux de Nouvel An)
Ce partiel a d'ailleurs arraché cette petite citation plaisante à Claire à la sortie:
"Sarkozy, avec ses petites chaussures, il a qu'à aller se pendre avec les cheveux de Carla Bruni."

-le partiel au sujet le plus dangereux pour votre discothèque: Médias & événements
(" A partir de ces 15 articles, analysez objectivement le portrait que fait la presse de Pierre Goldman" le demi-frère de Jean-Jacques quoi)


-le partiel au sujet dont je me fous le plus: rédaction journalistique
( "A partir de ces dépêches d'agences de presse, vous rédigerez un article sur le sujet d'actualité suivant: l'annulation du rallye-raid Paris-Dakar")

Ca annonce une suite merveilleuse...


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Mais où était Anthony Perkins?

J'ai du me rendre au tribunal hier après-midi (toute de suite, ce qui vient pourrait prendre une tournure tragique...)

Je reprends donc: J'ai du me rendre au tribunal hier après-midi pour la fac. Un devoir en cours de rédaction journalistique. Un compte rendu d'audience à faire.

Nous voila donc débarquant à deux à la cour d'Appel de Nancy dans toute notre innocence. Après avoir passé la sécurité d'un policier surement muet (ou en grève de parole) vérifiant que nos trousses et écharpes ne contenaient pas de quoi faire sauter l'humble édifice, a commencé un immense jeu de pistes: où qu'elle est la bonne salle?

Puis nous trouvons notre place dans un coin de la salle, une fois une immense porte passée digne du 'Procès'.
La première audience est presque finie, il faudra attendre la suivante.
Et puis, là où les autres on eut à traiter des affaires de petits trafics de stupéfiants, de voisins se brulant leurs granges, nous, nous avons le droit à une de pédophilie.

Impression étrange au récapitulatif des faits. Celle gênante d'être un peu voyeur. De ne pas avoir à être là. L'accusé semble en panique, son avocat plaide des choses invraisemblables. Le verdict ne sera pas donné aujourd'hui. Et se rendre compte que ces histoires sont bien réelles. Y'en a pas qu'à la télé.

En sortant, un besoin d'air (enfumé certes) nous fait nous échouer dans le café le plus proche. Pour refaire le procès. Sortir quelques phrases philosophiques sur la vie ("Et oui, on grandit...") Et finalement rire des nombreux regards excédés du greffier lors de la troisième chute de la trousse de Matthieu en plein silence.

Bon bah y'a plus qu'à l'écrire ce compte rendu.
Y'a plus qu'à...

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Je suis toujours là sauf quand je me suis absentée

Y'a eu comme une ellipse par ici.
J'aurai pu poster avant mais j'ai eu besoin d'attendre que le net vienne ici (grâce aux yeux noirs, larmoyants pour l'occasion de Claire) pour me ressentir chez moi sur ses pages.

J' avais pensé à ne pas essayer de combler l'ellipse.
Pas de flashback. Pas de spectateur passif nous répéte t-on.

Mais je lui donnerai quelques pistes quand même. Je n'ai jamais aimé le vide.

Maintenant, j'habite au 2e étage. Mes pieds se posent sur du vrai parquet. Et parfois, la nuit, on peut entendre passer le dernier train. Si je baisse ma musique, je peux entendre ausi celle de Claire de l'autre côté de la cloison. Mais il me suffit de changer de pièce pour lui parler.

Changement de relation donc. Ca a été étrange, ne nous mentons pas. Ca a fait peur parfois.
Mais on commence à prendre le pli, non? (Claiiiiire, t'as encoore laissé un crayon de couleur sur le bord de la baignoire! / Oui, oui, un jour je débarasserai ma femme-en-papier-maché-à-trois-bras du coin droit du salon...)

J'ai eu peur du vide quelques temps. Me suis plainte de n'avoir que la fac. La fac comme but, comme projet. Et puis la fac a fermé un mois. Et puis je me suis retrouvée sans occupation de mes journées.
Après un mois intense aux NJP, l'inactivité m'a inquiétée. J'aime courir dans tous les sens. Et quand je ne fais rien, c'est seulement pour me reposer de tout ce que j'ai fait auparavant. Un cercle vicieux en fait. "J'suis excessive, j'aime quand ça désaxe, quand tout s'accélère, moi je reste relax" qu'elle chante Carla.

Alors j'ai nourris mon 'espace imaginaire', comme dirait mon prof de cinéma.

J'y ai mis deux individus s'aimant sur un comptoir de bar, derrière une vitrine, dans une Amérique remplie de jazz et de néons. Alors sont venues des envies de pâtisseries.Du coup j'ai redécouvert cet artiste-réalisateur. Et voue maintenant un 'culte' à ses asiatiques égarés, se frolant constamment. Je voudrais que mes photos se remplissent des mêmes couleurs.
Je nourris encore une plus grande affection pour les cafés et les hôtels.

Et pis d'autres personnages se sont croisés entre Istanbul et Berlin et m'ont rappelé que la proximité entre les gens se cultive. Même quand ils sont tout proches.
Mais aussi les rapports entre les cultures.

Il y a eu aussi ces images: lui, chantant dans la rue, elle le poursuivant, tirant son aspirateur derrière elle. Ou leur improvisation dans le magasin de musique."Il n'y a rien de plus beau que les frôlements" ai-je lu quelque part. Ces gens avec qui on fait un bout de chemin, que l'on promet de revoir et puis finalement...

La musique et les images se sont mêlées.
J'ai exploré la musique passée qui a rejoint celle d'aujourd'hui (grâce notamment à un cadeau de Noel en avance). Le folk a toujours bien collé à mes pas, je trouve. Et lui en a toujours pour moi l'exemple.
Et la musique s'est dégagée des images de l'écran. Elle s'est tourné vers Le couple mythique: l'Ex-Fan des Sixties et l'homme à la tête de Chou. Et puis Le fils de Père Fouettard.
Et Renan Luce. Y'a dans ses chansons comme des petits scénario. Il est pas le seul vous me direz. Mais le seul à qui j'aurai envie d'emprunter des bouts pour en réaliser un film.

Y'a eu des planches et des projecteurs. Des acteurs habités revisitant des classiques aussi. Mais je garde ça au chaud. Pour une prochaine fois.

Et j'ai recommencé à travailler. Un peu quand même. J'ai écrit à la façon de M. Duras. Et ai imaginé une rencontre amoureuse sur un marché chinois. Ca m'a fait du bien de prendre Littérature ce semestre.

Et puis la fac a rouvert.
Envie d'ingurgiter tant de choses. Mon cerveau semble vouloir rattraper un retard. (Saviez vous que selon Marcel Gauchet et Karl Jaspers, les Etats se seraient formés à partir du "tournant axial", laissant ainsi sur le bas coté leur ancienne conception du monde?")

Je ne me plains plus maintenant. Et je pense faire du bénévolat quelque part où on aurait besoin de moi. Les numéros sont en attente dans mon téléphone.

Hier soir, imprimée sur ma télé couleur, une femme aux multiples jupons fait entendre plus bruits qu'elle ne semble en produire. Le flamenco m'a toujours fasciné. Un homme l'a rejoint. Il ressemblait à Ovidiu.
C'est bien loin Bucarest. Mais des moments que je croyais oubliés reviennent quelque fois.
Le soir où on avait dansé le rock au milieu de la foule du bar. Celui de mon départ où on s'est dit au revcoir devant 2 militaires gardant un quelconque batiment officiel.
Tout d'un coup, ça me semble plus près.

La semaine dernière, j'ai vu un petit garçon attendre, près de la voie ferrée, le train pour lui faire coucou. Ca faisait rire les passants. Mais les gens du train ne l'ont surement pas vus.

Y'a cette citation de '2046' (qui colle très bien avec la musique qui se fait pour l'occasion un peu mélancolique dans ma lecture aléatoire)
" Il se retourna et s'éloigna. Il eut l'impression de monter dans un train sans fin vers un futur brumeux et incertain"

Ceci fut une note lyrique et ludique (retrouvez les films collant aux imaages!! Youhouu! c'est pas trop dur, peut-être seul un vous posera problème, et encore...)

Fin du Flashback.

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Ecriture automatique d'une semaine cérébralement bouillonnante

Envie de me défouler. Surement du à mon manque d'activité cette semaine. Me prendre pour un de ses personnages de 'Garden State'. Monter tout en haut et hurler. Juste hurler un bon coup pour décharger toutes ces réflexions et médiations qui m'ont emplies l'esprit pendant toutes ces vacances. Et continuer.

Je me suis nourrie d'écrans cette semaine. Celui du cinéma surtout. J'ai beau commencais à m'y habituer, je m'étonne à chaque fois de tout ce qu'un film peut nous apporter.

Des envies. Des souvenirs.
Une envie de remonter à cheval. C'est cliché, hein? Je ne veux exclure personne, mais seulement les personnes ayant déjà éprouver cette sensation en montant librement, pourront comprendre.
Je jouais pourtant aux cow-boys tout les étés étant petite. Mes grands-parents, chez qui je passais mes vacances, élevaient des chevaux. Je montais sur la première barrière de l'enclos, passais la tête entre les deux autres et regardais le dresseur.
Mes grands-parents sont trop agés maintenant. Les chevaux ont été vendus. Ils élèvent des ânes.

Je me pose des questions sur l'année prochaine. Il faut que je me trouve une activité pour sortir de mon esprit ces obsessions constantes.
Cette semaine, J. m'a dit "C'est normal de douter, de ne pas savoir à nos âges" C'est une réflexion toute simple n'est-ce pas? Mais elle ne m'était pas encore venue à l'esprit.

Il reste des pages à écrire. Vous savez, celles des ces cahiers que l'on garde précieusement, ceux tellement beaux que l'on a peur d'écrire dedans. Peur de gâcher.
Il suffit de prendre un stylo.

En plus, il parait que c'est en accomplissant les choses qui nous font le plus peur que l'on devient, alors, le plus fier de soi.

Ca en fait des pages à noircir tout ça...

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"Vous savez je suis un grand spécialiste national de Proust" qu'il disait...

(Pas de photo aujourd'hui, blogspot en fait encore le boycott... -_-')

Devant maintenant prendre le bus toute seule les matins, j'ai du trouver de quoi occuper mon cerveau autrement qu'avec les péripéties contées par Alicia...
J'sais pas , je ne suis pas une grande scientifique mais je pense qu'à cause de ce manque de compagnie le matin, mes synapses font des connexions bizarres entre présent et passé.
Il s'agit donc d'une promenade au gré de mes neurones, un matin.

Je monte dans le bus. Sur la place, un groupe monte dans un autre, sûrement un voyage organisé. Je me rappelle la Chine et les horaires de départ matinales. Les visages endormis à 6h du matin. "Rythme soutenu", on peut pas dire qu'ils ne nous avaient pas prévenus...
Le bus dépasse mon ancien collège. Il me semble de plus en plus loin. C'est étrange, j'ai été tellement heureuse de le quitter ce collége et pourtant je le regarde (presque) avec une pointe de nostalgie.

Il faut descendre du bus. Correspondance avec ce foutu tram. Je passe à côté du banc que l'on monopolisait tout les matins avec Alicia avant d'y monter. Fallait pas arriver trop en avance qu'on se donnait comme excuse.
Mais aujourd'hui je monte (bravement) dans le tram.
J'y voit quelqu'un que je connais. Avant de lui bondir dessus, un éclair de génie parcours mon esprit pendant un millième de seconde. Que ferait-il ici? A cette heure ci? Cet homme lui ressemble beaucoup, c'est tout. Pas grave. J'ai envie de le revoir.

Et tout s'enchaine.
L'odeur de l'homme en face de moi m'en rappelle une connue. Ces gens qui courent après le tram m'évoque Thomas gallopant derrière, lui aussi, habillé en Indiana Jones.

Je quitte le tram passe devant mon (ancien) lycée. Un peu plus et machinalement mes pas m'y menaient. Non, cette fois-ci, c'est à gauche.
Je traverse la place Carnot, semi-deserte. J'y aperçois la fête forraine d'avril, les bruits, les odeurs et Elodie y faisant ses barbes à papa. Le lycée St Sigisbert et ses résultats du Bac.

Presque arrivée chez Claire, avant, la vitrine du pierceur qui oublie de vous faire payer. Je sonne chez elle, Claire descend. En bas, je nous vois remonter les meubles Ikéa jusque dans son appart' du 4e. Et tout les aventures qui s'en suit...

J'ai des nouveaux souvenirs ici. Des nouveaux bientôt. Déjà.

Je peux recracher la madeleine.

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Retour difficile


Ca y est je suis de retour.
J'ai l'impression de revenir d'une autre planète et j'ai du mal à atterrir.
C'était tellement différent, tellement magique, un tel contraste.
C'est inévitable,on ne peut en revenir que changer
Je vous ferai un 'Carnet de voyage' dans quelques temps.
Mais comment résumer, comment ne choisir que quelques photos?
En anglais prendre une photo ("take a picture") se traduit littéralement par 'prendre une image'.
C'est tout à fait ça. Je ne pourrai que vour montrer des images.

Avant de partir j'ai lu que " le voyage rêvé est image; le voyage vécu est sensation. Peut-être est-ce le seul motif pour partir." ( 'La Salamandre' de JC Rufin)

Les photos resterons des images mais elles sont toutes un témoignages de sensations. Celles percues au moment où l'image est capturée. Celles-là resteront pour moi.
Mais ça ne m'empechera pas de vous assaillir de photos et de souvenirs.

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"écriture automatique"

Me revoila, quelques neurones en moins, oui, ils se désintégraient au fur et à mesure des épreuves... On a essoré l'éponge de nos cerveaux et n'avons gardé que le minimum vital pour l'oral et les vacances.

En tout cas, avec des examens comme ça, vous apprenez plein de trucs (inutiles) comme:

- quand on vient en tongs et qu'on balance sa chaussure à l'autre bout de la salle, c'est difficile de la rattraper pendant une épreuve,
- les matchs de foot, évoqués avec un accent anglais de surcroit, peuvent (presque) détendre une salle en début d'épreuve,
- le brouillard c'est un thème con pour écrire un scénario (voila, c'est dit!),
- cette année les correcteurs n'ont pas envie de corriger l'espagnol, "s'il vous plait madame, elle est où la page suivante?" Ah, nan y'a que ça...
- ça fait rappeller à mon père mon existence (il a du enfin redécouvrir le post-it qu'il avait mis sur son frigo) enfin si c'est juste pour se plaindre...
- Thomas a triché pendant trois ans, il a donné des pots de yaourt (vides!) contre la faim au lieu de son pain,
- c'est facile de nous transformer en panneaux publicitaires,
- Claire murmure à l'oreille des paons (j'approfondirai surement ce sujet sur Le Beulogue)
- Je pense avoir découvert la source du déboisement de la forêt amazonnienne. je vais finir pas me faire attaquer par un arbre, dans les temps à venir, avec tout le papier qu'on a consommé pendant une semaine.

Un article pour ne pas dire grand chose, pour me défouler surement, penser à autre chose...
Ecrire enfin sans raison, sans plan, sans connexion logique.
Promis, j'le refait plus!

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Album photo de dernier jour

Dernier jour de tournage. Tous ensemble.
Les gens passent, nous regardent.
C'est bête, comme quand on était petit, on fait plus grands comme ça.


Certaines ont été rajoutées à la toutes dernières minutes.Pas de regret, aucun...
( Mais faut-il remercier Elvis aussi maintenant au générique?)


Les projecteurs de la scène vont aussi très bien à Elodie.


Thomas vous propose une visite d'Essey.Essey, ses rues aux noms d'animaux, son cimetière, ses bus faisant des bruits d'avions de chasse, son micro-climat venteux...


Chloé ne lit maintenant plus son horoscope que dans Femme Actuelle.


Les ciels pesants (d'Essey).Un classique chez moi ces derniers temps.

Bonus: le Beulogue (vu par Chloé)


Y'a une pointe de nostalgie à cette fin. Comme avec tout ces choses que l'on fait pour la dernière fois ces temps ci...

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Retour au quotidien



Pour une semaine de rentrée, elle fut chargée. J'ai beau me plaindre, j'aime courir aux quatres coins de la ville comme pour me prouver que ce n'est pas figé, que tout avance.

Mardi était rempli de lumières. Lumière pour tamiser nos conversations au Blitz. Celles avec Claire, hautement profondes (qu'ils disaient dans le livre à la Fnac), à rêvasser de notre après (de quand je pourrais poser mon produit à lentille dans son nouveau chez elle^^) Puis ce fut les lumières de la scène de la salle Poirel. Voir Chloé jouer les artistes bohémiennes dans un flipper. Lady Godiva.

Mercredi a eut un goût d'ailleurs. Celui des grandes villes. Celles où les repas chinois se mangent dans ces fameuses boîtes en carton que l'on voit dans tant de films américains. Celles où les bibliothéques sont immenses, avec des lumières vertes, des longues tables et remplies de gens studieux. Je me suis installée à la première place trouvée comme de peur de m'aventurer trop loin. Un grand silence, peur même d'éternuer. Et le plaisir qu'il me reconnaisse après un an. Et son grand sourire dans la tête, surement pour me faire survivre au jeudi.



Jeudi, le jour que j'aime le moins de la semaine. Encore un jeudi pour le vérifier. Des considérations philosophiques et politiques rendues plus digestes par quelques rires. Et puis rendre les travaux d'art plastiques. Se maudir d'avoir oublier LES papiers qu'il fallait absolument rendre. Comparer ces projets avec ceux des autres. Envie, honte, peur d'avoir travailler pour rien. Ces jours où vous êtes de mauvaise humeur et que vous vous en voulez d'être comme ça.

Vendredi le soleil est revenu et les gens vous disent bonjour. Le soleil qui rallonge les cours, qui vous fait sortir les chaussures-qui-donnent-des-ampoules. Les gens relève la tête, vous sourit plus. J'ai été étonné des rapports entre les gens à Fajet (cette radio où nous allons une fois par semaine pour enregistrer une émission sur le ciné), les gens se croisent, se saluent, parlent avec vous comme s'ils vous connaissaient depuis toujours. C'est trop rare.

Photos:

- mode fuyant

- le ciel pesant au dessus du paysage que je vois tout les matins

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