Les princesses et le rock

"Il faut que j'emmène, elle va adorer! Elle aime les princesses et le rock'n roll!"
A.

Avant les rencontres littéraire, la rencontre musicale, et photographique par la même occasion.
Il s'agit du Duo Dithyrambe au doux slogan "Baroque is not dead". Invité à l'occasion des manifestations autour du Livre Sur La Place.

Le principe est simple : reprendre des classiques du rock ou des grands standards en version lyrique accompagné d'un simple ukulélé.

Quelques mimiques et une sacrée dose d'humour.

Et se rendre compte avec A. que pour être 'grotesque' et 'décalé', il faut tout maitriser. Une technique vocale impeccable, des arrangements millimétrés.

Plusieurs représentations dans la journée. J'en ai vu deux. Une fois pour faire des photos et la deuxième pour le plaisir d'écouter "Eye Of The Tiger" ainsi chanté.

Le spectacle de rue est généralement quelque chose d'assez ingrat. Les gens s'arrêtent parfois puis finisse par reprendre leur route. Mais là, je vous assure, que tous, une fois arrêtés, restaient jusqu'au bout.







Une petite vidéo, pour vous donner un aperçu, prise apparement à Nancy justement. Si vous entendez des rires étouffés venant de la droite, je connais les coupables hein.
Je vous conseille d'aller directement à 2mn40.




[Edit : je viens de découvrir que ce cher Arno Paul a maintenant un blog et qu'il y parle aujourd'hui de la même chose d'ailleurs... Un petit tour s'impose à vous je pense)

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Fête de la musique, milieu et fin...

Je les aime ces moments.
Ceux qui auraient pu être pénibles mais qui se transforment en scènes totalement surréalistes. Ce sont généralement de ceux-là dont on se rappelle après coup.

Rangement du bar et des concerts de hier soir.
Rien de pire que de ranger les débris et les restes d'une fête, et pourtant...
Quelques membres de l'assoc' et les musiciens qui récupèrent leur matériel.
Tous dans un état second, résultat de fatigue et de décompression.
Et pourtant...


Quelques mots avec un des DJs. Juste le temps d'apprendre que juste avant cette date il était à Los Angeles (un beau contraste) Ou de me faire un bel historique de la Drum & Bass avec une pointe de son accent américain (vous saviez que ça venait du jazz vous? Ou encore qu'il y avait des samples de musique classique dedans? )

Puis se retrouver à jouer au comptable avec la caisse de hier soir. L'impression de faire une partie de Monopoly.

Nettoyer le sol au jet d'eau, sagement. Jusqu'à ce que ça dégénère en affrontement au milieu de la cave avec G. Trempée, avec la poussière qui colle à la peau.

Aller aux conteneurs de verres. Et jeter une par une plus de 1500 bouteilles dans une chaleur humide. Un ciel contrasté et des chansons de Beatles provenant de la radio de la voiture mise au maximum.

Coincée entre les 2 G. à l'arrière d'un étrange bolide grondant à chaque virage.

S'enrouler dans une bâche de camouflage en pleine rue.

Et puis finir, à 8, dans un petit restaurant à 22H30.
De la bonne fatigue.

Je ne pensais pas passer une si bonne journée en me levant toute à l'heure...

En cadeau, quelques photos de rue de hier soir :



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Bettina Rheims

Je rame totalement dans l'écriture d'un article sur une institution de l'université qui ne me passionne pas des masses.
(je ne la cite pas directement car le responsable que je viens d'interviewer, à u
ne heure bien trop matinale, me semble être accro d'internet, il serait dommage qu'il tombe sur ces quelques lignes...)

Je pense donc carrément à une nouvelle orientation de carrière.

Plus tard, je veux faire Bettina Rheims. Photographe française.
Pour son exploration photographique moderne du monde de la mode et des femmes.
Les poses surprenantes de ses mannequins.
Son côté pop avec ses couleurs.
Son mélange de célébrités et d'anonymes.
Sa provocation en demie-teinte.
Sa mise en scène étudiée.
Sa façon de désacraliser le corps féminin en lui donnant un petit côté érotique. Son style identifiable.
Ses beaux portraits de femmes chinoises.
Bon, certes, j'aurai fait le portrait présidentiel de Chirac, mais il faut savoir faire des sacrifices.



Mais j'aurai aussi revisité la Cène et participé à la nouvelle publication de RSF pour militer contre l'emprisonnement de nombreux journalistes à travers le monde.

Vraiment ça me tente bien.
Ou alors je fais Scarlett Johansson...
J'hésite.


(sinon, louchez un peu vers votre droite, y'a encore des nouveaux liens à explorer...
dont un petit clin d'œil à lecteur identifié qui a l'œil et en ferme régulièrement un derrière son appareil )

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Appelez la : Micky 'Barbie Hotesse de l'air' Green


(Comme d'habitude, les photos étant maintenant publiées, je peux vous en mettre quelques unes par ici. Et pis, si vous voulez l'intégralité du reportage, c'est par la!)

L'accred est arrivé un peu à la dernière minute. Contente, mais c'est un peu la panique. Chercher un objectif correct que finalement je n'aurai pas. Me demander quels vont être les photographes qui vont essayer de m'envoyer par terre aujourd'hui.

J'arrive dans la salle toute stressée, en plus je suis presque en retard. Oui seulement presque. Je me suis plantée dans les horaires à une demie-heure près.
Du coup je suis toute seule à attendre près de la barrière en m'interrogeant sur le nombre de photographes diaboliques qui vont bientôt surgir.
Mais seulement deux bondissent vers moi. Un que je connais qui me présente le deuxième. LE vétéran des photos de concerts. A ma grande surprise je rentre facilement dans leur conversation.

La première partie: Hal Flavin, des petits jeunes luxembourgeois qui sont surement venus avec leurs groupies dans leur bagage...
Une première partie c'est toujours bien pratique, histoire de se remettre dans l'ambiance et aussi de prendre le temps de se dire que son objectif est vraiment pourri.


Il fait surement plus de 1000 degrés dans la salle.
"Non on peut pas brancher la clim' tout de suite à cause de la fumée!" La fumée qui fait que je ne vois même plus la scène à 2 mètres devant moi?

On débarrasse le premier groupe pour installer Micky Green. Les fans hystériques des luxembourgeois n'en peuvent plus. Je suis presque tentée de leur lancer ma bouteille d'eau plus très fraiche.

Le coup de stress commence. Micky Green. Seulement 3 chansons pour réussir quelque chose.
Elle rentre sur scène avec une micro-jupe qui déclenché évidemment instantanément des cris hystériques.
Pas une ancienne mannequin pour rien. A peine arrivée qu'elle repère tout de suite les photographes au pied de la scène. Et hop, que je te balance une œillade ou un sourire.




Pendant ces 12 minutes environ (oui , évidemment, les 3 premières chansons sont les plus courtes de son répertoire... et celles à la plus moche lumière mais passons...), mon cerveau ne traite plus aucune information à part la gestion de la lumière et du cadrage.
J'aime tellement. Un vide total.

Une fois le concert fini, le vétéran nous paye à boire.
Il a un milliard de choses à raconter. Il pourrait en faire un livre et pourtant il raconte ses anecdotes avec une simplicité sincère et aucune marque de vantardise. La façon dont Keziah Jones lui a cassé un objectif et a voulu se faire pardonner, la bière avec Hendrix, le repas avec Madonna-choriste...
Autant vous dire que j'ai bu chacune de ses paroles. Comme une gamine à qui on raconte un conte de fées.


J'aime ces soirées.
Celles qui se présentent à la dernière minute. Celles que vous ignorez encore le matin en vous levant.
Bucarest n'était fait que de ça.
J'ai retrouvé cette illustration sur le génialissime blog de Margaux Motin.
Alles donc y jetez un coup d'œil ou même un commentaire, ça lui fera plaisir (et moi aussi...)


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