Fin des festivités

Voila, hier était le dernier soir pour moi au Festival. Je reviendrai dimanche pour le démontage mais en attendant je vais pantoufler un peu et bosser tout ce que j'ai en retard.

On m'a demandé à plusieurs reprises pourquoi je participais à ce festival. La réponse est simple : pour les rencontres.
Au delà des concerts et de ces rencontres avec des artistes qui se transforment pour l'occasion en personnes accessibles, le Festival draine une population extrêmement différente.

Hier encore, je sympathisais avec les agents de sécurité.
Ceux qui se sont transformés depuis peu pour moi en "humains". Depuis que je parcours les galas et les concerts et que les mêmes visages sérieux et blousons noirs apparaissent.
Entendre le responsable à l'impressionnante carrure, visé à son oreillette, me dire "Oh tu sais, moi, je suis un grand timide!"
Ça fait partie des ces petites anecdotes surréalistes.
Comme l'organisation qui perd les musiciens 5 min avant le concert et les retrouve seulement plus de 20 min plus tard. Mais ça c'est une autre histoire.

Côté concerts quand même.
Mardi, celui de Rokia Traoré et Camille. Mon premier concert en tant que "public" depuis plus d'un an.
Malgré quelques frustrations photographiques (celles qui vous font voir des cadrages qui seraient parfaits ou une lumière qui tomberait tellement bien, mais tant pis pour vous, vous ne faites pas de photo ce soir!) une grande claque.

La première partie, Le Chapelier Fou!
Je ne peux que vous encourager à filer vers son Myspace.
On s'attendait à de l'électro pure et simple, et voila que le jeune homme y rajoute aussi du violon et des vocalises rappelant des airs tsiganes.
S. ne le quitte pas du regard. "Attendez, là, je suis fascinée."

Puis la foule devient un plus compacte pour Rokia Traoré.
Cette femme dégage un sentiment étrange. Un mélange de nostalgie, d'apaisement et d'une force intérieure qui donne lieu à des débordements d'énergie soudain.
Chaque mot qui sort de sa bouche, en dehors de ses chansons, semblent soupesé, étudié et pourtant elle n'en est pas moins spontanée.
Clairement, elle semble slammer ou réciter une poésie à chaque phrase prononcée.
Les mots choisis et sa voix rauque ont beaucoup d'impact sur le public et ça se voit. Son plaidoyer pour l'Afrique, au thème (malheureusement) si commun, arrache une larme à ma voisine de gauche. Je l'ai vu mais je n'en dirai rien. Et au final, je n'étais peut-être pas loin de faire pareil.
Une sorte de plénitude totale. Juste la musique et tout ce qui est en dehors du chapiteau disparait. Des soucis? Lesquels voyons?

Et la foule se ressert à nouveau, encore plus. Camille.
Deuxième fois que je la vois en live. A l'époque elle était peu connue et les spectateurs étaient surtout venus pour le concert suivant.
Les concerts de Camille sont de véritables créations originales dans le sens qu'il lui ait impossible de reproduire sur scène son travail studio effectué pour son CD. Et aussi parce que la demoiselle possède un bon grain de folie.
Ils sont 8 sur scène, dont Camille. Et seulement un piano et des percussions pour instruments.
Le spectacle semble extrêmement bien rodé. Des musiciens polyvalents en quelque sortes : percussions vocales, danse parfois, beatbox...
Et ce qu'on pourrait prendre de prime abord comme de la distance entre eux est en fait un faux sérieux assumé dans toutes les situations. Il s'agit d'une bonne part d'autodérision. Pour preuve, les hommes finiront en collants moulants façon Véronique et Davina et les femmes avec des chapeaux loufoques. Quant à Camille, c'est une robe décolletée au niveau des fesses.

Les photographies de Jean-Luc Karcher de cette soirée sont parfaites pour retranscrire tout ça.
Je vous laisse le lien. Je ne les mets pas ici, je sais que je déteste tant retrouver les miennes autre part que chez moi.

Que dire de plus?
J'aurai aussi, cette semaine, croisé des noms comme Thomas Dutronc (oui, son bus a failli m'écraser d'ailleurs, alors que je courais pour rattraper un retard) ou Bashung mais aussi des groupes de jazz génial comme José James Quartet ou encore Soul Food.

Mais je pense que vous avez vous avez déjà votre compte de mots, et moi aussi.
Maintenant, je vais me rassasié de photos...

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1 Comments:

Anonymous Scheharazade said...

Effectivement, tu as dû passé d'incroyables moments.

chu

vendredi, 17 octobre, 2008  

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