Carnet de Voyage I - Istanbul

On peut juste dire que je suis tombée amoureuse de la ville.
Istanbul.
Mais pas un coup de foudre. Loin de là. Il m'a fallu quelques jours pour l'apprivoiser.

A l'aéroport d'Istanbul, on atterrit sur l'eau. Enfin, jusqu'à ce que l'avion tourne de bord et prenne le chemin du tarmac, au tout dernier moment. De toute façon, le notre a atterrit sur une seule roue.
Un jour, je vous raconterai à quel point j'aime prendre l'avion.

L'arrivée fut sportive.
500 personnes devant nous à la douane de l'aéroport. Une température extérieure de plus d'un milliers de degrés. Et un taxi roulant en ville à 140 kilomètres heures. (Avis au lectorat, seulement un seul de ces trois chiffres est vrai, sauras-tu le retrouver?)

La première traversée de la ville fut donc (trop) rapide.
A l'arrivée, une ville vous semble toujours extrêmement complexe. Les paysages s'enchainent sans raison, sans liaison aucune. Les quartiers semblent avoir été posé aléatoirement. Et aucun moyen de vous y retrouver. Le paysage n'a aucune logique, et encore plus dans une ville comme Istanbul.
Vous vous émerveillez alors devant des détails, l'ensemble restant incompréhensible. Pour ma part, ce fut un blocage sur une sorte de petit personnage mi-patate, mi-dinosaure, répondant au doux nom de Turkcell, emblème de l'Orange des téléphones portables turques. Truc qu'on croise à tous les coins de rue ("Reeeeegarrrde, ils font même des casquettes avec ces antennes!!")


Les valises posées, une exploration des environs s'imposait. Le quartier de Taksim. Une exploration en rond. A chaque fois un rond plus grand.
Mais pas besoin de grandes investigations pour se rendre qu'il s'agit là d'un des quartiers branchés et grandement fréquentés d'Istanbul.
Il a donc abrité la plupart de nos moments shoppings surréalistes. Des magasins remplis de vendeurs hommes, ouvert tard dans la nuit.
Oui, j'aime acheter une paire de chaussures à plus de 11 heures du soir, escortée par 5 vendeurs qui me les apporte jusqu'à la caisse dans un magasin sur 4 étages!

Car les soirs, dans les rues d'Istanbul, et surtout de Taksim, le 21 juin, c'est tous les jours. Une foule et une impression constante de marcher en contre sens. Et la nuit, les ruelles perpendiculaires se chargent en table et chaque bar sort son orchestre. Aucun complexe pour les turcs de danser dans la rue. Les grands standards sont repris à grands cris.

Il est de ces ambiances dans lesquelles on se sent tout de suite bien. Aucun jugement. Aucune quelconque retenue nécessaire. Les tables sont serrées. Tout le monde parle avec tout le monde. Dans toutes les langues, on échange sur tout et n'importe et quoi. Un réel sentiment de liberté.

A 3 heures du matin, faire un bout de chemin, traverser les petites ruelles couvertes en compagnie d'une mexicaine, une hollandaise, un irakien, un californien et trois turques.
Le temps s'arrête.


Une fois de retour. Le paysage du balcon vous souffle d'un coup. Surtout de nuit. Une vue sur l'Orient
De l'autre côté, l'Asie.
Et un pont surréaliste pour relier les deux.




(suite demain...)

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1 Comments:

Blogger Jo said...

Toujours aussi passionnants tes récits de voyages ! Ça donne envie de voyager et de découvrir de nouveaux horizons.
C'est vrai que ça manque en Europe de l'Ouest cette façon de vivre, ici tout le monde est coincé, dans son petit monde et parle à personne. je trouve ça bien triste...

mercredi, 03 septembre, 2008  

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