Cocoon, court mais intense

Programme bien chargé cette fin de semaine, c'est pour ça que le concert de Cocoon n'arrive que maintenant. C'est souvent comme ça, rien n'a faire pendant quelques temps, puis tout s'enchaine d'un coup.


J'arrive et la salle se remplit de bobos bien jeunes. Je ne sais pas, je pensais que la population aurait été plus âgée.
Comme d'habitude, je suis en avance et attends dans mon coin toute seule. Un photographe que je n'avais jamais vu arrive et me décoche un sourire discret avant de considérer qu'il serait mieux sur les sortes de gradins en haut. Puis enfin la seule personne que je connais.

La première partie, Cascadeur.
J'aime bien d'habitude photographier les premières parties. Car c'est toujours la surprise et certaines sont vraiment bonnes. Et celle-ci fut l'exception qui confirme la règle comme on dit.

Un homme arrive du fond de la salle avec un casque et un peignoir de lutteur de catch. Mais la mise en scène s'arrête là. Il finit par enlever les deux et jouer des petits airs sur son piano. Le public s'ennuie. Une fille près de moi baille.

Peut d'intérêt de photographier quelque chose de si statique. C'est ça qui est bien normalement avec les premières parties, c'est que vous avez l'intégralité de la performance du chanteur à photographier. On ne vous arrête pas au bout de trois chansons. Mais dans ce cas là, trois chansons auraient été largement nécessaire.
Je ne dit pas que c'était mauvais. Mais il manquait un petit je-ne-sais-quoi qui fait qu'on apprécie une chanson entendue pour la première fois et en Live.

Quelques photos en ressortent quand même. Comme ces regards perdus ou de concentration que j'affectionne tant.


Puis heureusement Cocoon arrive. C'est pas qu'on était venus pour eux, mais presque.
Ils ont l'air tout perdu au milieu de la scène avant de finir par avouer qu'ils devaient initialement jouer dans la petite salle. "Du coup, on a pris la mise en scène à 50 €!"
Juste un piano et un guitare. Pas de musicien supplémentaire rajouté pour le concert.
Un écran en fond passe une image différente à chaque chanson. Image qu'ils ne se lassent pas de commenter tout au long du concert.
Et des peluches un peu partout sur la scène. "On adore les pandas!"


On sent qu'ils ne maitrisent pas tout et c'est ce qui fait que le public accroche. Ils recommencent parfois plusieurs fois les intros, ont du mal à s'accorder.
Des blagues pour détendre l'atmosphère et des taquineries au sein des deux membres du groupe.
Une grande fragilité.
Et une connivence entre eux et le public.

A la fin du concert, ils jetteront une des peluches dans le public. Une licorne rose avec de la déco aux pattes. Ils le font à chaque concert.
C'est vrai pourquoi n'y aurait-il que les fans qui ont le droit d'offrir des peluches moches? Pourquoi pas dans l'autre sens?

Mais pour ce qui est des photos, c'est une autre histoire! Je connais bien les chansons de Cocoon qui m'ont servis à réviser tout mon 1er semestre, j'aurai du y penser avant...
Car bien sur, on n'a le droit qu'au 3 premières chansons, mais 3 premières chansons de 2 minutes à peine. Elles ne sont vraiment pas longues.
Donc si on fait le calcul, ça fait à peine 6 minutes pour tenter de retranscrire toute l'ambiance du concert!

Avec néanmoins des petits bonus avec les passages entre chaque chanson.
Enfin comme d'habitude, j'ai une bonne montée de stress et flashouille dans tout les sens. Panique quand rien n'en ressort.

Puis s'en est finit pour nous. Tant pis.
On passera le reste du concert, plus près que quiconque.


Après le concert j'échoue dans le studio de M.
A six.
Nouveau cocon.
Je m'y suis endormie dans le creux de l'épaule de Y. Il sentait drôlement bon, je n'ai plus osé bouger.

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