The Do, au péril de ma vie

Comme prévu, un petit rapport sur le concert de The Do à l’Autre Canal.

Mes premières photos de concert. On peut dire que je n’ai pas été déçue. Et dans tous les sens du terme. Tous les aspects du boulot y étaient.

Armée de mon badge rouge réfléchissant, fièrement collé sur mon gilet, je fais encore un peu la maligne. Et oui, il est écrit ‘Media’ dessus. Parait que ça fait le même effet à tous le monde la première fois. Que l’on veut plus le décoller.

Je le montre, toujours drapée dans ma fierté et avec un peu d’excitation, au vigile à l’entrée. Il me regarde de la tête aux pieds, revérifie mon badge. Moi, je lui souris bêtement. Puis, il me lance un « Bah, bon courage ! » Mais je ne suis pas encore prête à déc(h)anter. Je lui demande s’il est déjà au courant de vagues consigne pour les photos. Au bout de combien de chansons, je peux m’attendre à me faire virer. Il hausse les épaules. « On sait pas encore, mais c’est facile, quand on vous tape dessus en vous disant que c’est fini, vous vous mettez sur le côté » Euh, merci. Charmant.

J’abandonne, avec regret Elodie, Thomas et Guillaume au milieu de la salle. Le concert, je ne vais pas le passer avec eux. C’est étrange.

Puis, mon appareil en bandoulière (pour le minimum de constance nécessaire, parce que oui, à cet instant, j’en mène plus large avec en bonus, une petite pression), je double tout le monde, joue des coudes en tout en jouant du sésame « Je suis tout devant, entre la fosse et la scène, laissez moi passer ! ». Le truc était juste que cette mini-cohue ne faisait qu’annoncer la suite.

Déjà 6 photographes attendent. Que des hommes. Je jette vaguement mes affaires dans un coin de la scène.
Ils me regardent tous bizarrement ou alors est-ce moi qui deviens parano? Bah ouais, comment vous dire, oui je sais, mon objectif est relativement… petit par rapport aux leurs. Et alors ? Surtout que l’on peut clairement penser qu’il s’agit là de combler un manque quelque part n’est-ce pas messieurs ? Non ?

Le concert commence. Je n’entends absolument rien de la première partie, le groupe américain, Le Loup.Dans ma tête il n’y a que des « putaiiin, meeeerde, c’est touuuut flouuu ! » La panique cérébrale. Je passe plus de temps à faire des réglages (inutiles) qu’à prendre véritablement des photos. Découvre même des fonctions que je ne connaissais pas encore. Chouette, c’est bien le moment !

Quelques photos réussies me redonnent confiance en moi en me disant qu’au minimum j’aurai 3 photos à mettre sur le site. Je peux être virée pour ça ?

Je rampe carrément par terre pour me déplacer d’un côté à l’autre de la scène. La technique d’attaque du serpent. Ainsi, je ne gêne pas les spectateurs derrière moi (qui me semble déjà bien énervés que tant de monde ose s’interposer entre eux et la scène) et ait peu de contacts avec les autres photographes. Ceux-là prenant très peu de photos.

Entre les deux groupes, mon oreille s’incruste dans leur conversation. « Tu sais ce que c’est toi le groupe après ? » « Euh, non, on m’a juste prévenu cet aprem » Grrrrrr. De toutes façons, j’ai très bien vu qu’ils avaient trouvé étrange que, moi, j’applaudisse à chaque chanson.

Et The Do arrive. Je suis toute seule du côté gauche de la scène.

Rhaaa. Les premières photos, je prends mon pied, je ne crois que je ne pourrais pas trouver une expression plus appropriée. Oui, je prends clairement mon pied à chaque photo. J’ai discuté après de ce sentiment avec P. « Plus besoin de rien à ce moment là, rien d'autre… si tu vois ce que je veux dire » qu’il m’a dit avec un petit sourire taquin.

En plus, tout est tellement photogénique. L’ambiance de scène, la batterie, la chanteuse, ses vêtements, son attitude. Piouf !

Je change de côté, bouge un peu. Et là, c’est le drame...
Un grand coup de coude arrive dans mes côtes. Il n’a peut-être pas fait exprès. Je réessaye de me placer juste en dessous du guitariste. Pousse-toi de là que je m’y mette. 1m80 de photographe devant moi. Je tente une brasse coulée un peu plus loin: on me marche dessus. Un crawl carrément: je me retrouve sur les fesses par terre. On me pousse, me piétine, me passe sans aucun scrupule devant.

Je bats légèrement en retraite. Toute seule sur mon côté gauche. Et puis, tant pis pour eux, celle qui s’est du coup retrouvé sous la jupe de la chanteuse, c’est bibi ! Na !

On nous annonce qu'il ne reste plus qu'une seule chanson pour les photos. Paaaaniiiiqueee ! Je flashouille dans tous le sens. Joue aux autos tamponneuses finalement sans pitié. Mode rafale. Mon pied gauche est coincé sous la semelle d’un photographe à l’objectif de paparazzi. Il n’a pas l’air de le remarquer. Ou alors un complot a été monté pour que je sois immobilisée.

Fini. Je passe la fin du concert sur le côté. Eux sont tous déjà quasiment partis. Un a quand même osé me tendre mon manteau dans un « Oh tenez mademoiselle ! » Attendez, c’est pas vous qui avait maintenu mon pied en otage tout à l’heure ?!


J’ai mal partout. Ma carte mémoire est remplie. Mais j’en prends encore plein les yeux et les oreilles. Et peux de nouveau refaire la maligne en voyant tant de spectateurs tout serrés, maniant leurs appareils compacts.

Un peu fière du résultat.

Le lendemain, les crampes et les bleus sur mes cuisses sont là pour me le rappeler.

Tiens, serait-ce un métier d’homme ?
Tant pis.

Debriefing avec les autres de l’association. 8 mecs. « Comment ça ? Mais nous, ça nous ait jamais arrivé ça ! » « La prochaine fois, je te passe mon objectif… tu leur en mettras plein la vue, non mais ! »
Merci P., je vais tous les massacrer la prochaine fois, pour sur !

(Pour l'intégral, faut cliquer là)

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3 Comments:

Anonymous Alicia said...

D'habitude je passe ici sans laisser de trace de mon passage, juste pour voire comment sa va pour toi, mais la je ne peux pas me retenir de marquer une petite chose...
Tout d'abords sa fait longtemps quand même, on se croise plus trop a la fac, dommage.
Et ensuite, bravo, t'es photos sont sublime, je me rapelle encore quand tu prenais tes première photo et que par malchance pour toi j'était ton model..lol
Ton travail a tellment évolué, ses magnifique, franchement!!
Je ne vais pas m'étaler dans l'ode a tes photos, mais je voulais quand même étre sur que tu sache que tu avais du talent, du vraie!
Bisoux très chère Fée!!(quand même!!lol)

dimanche, 09 mars, 2008  
Blogger Alix* said...

Alicia> En fait j'avais répondu à ton commentaire en t'envoyant un petit sms mais j'ai récemment appris gondry-esquement que ton portable résistait toujours et encore aux messages...

Petit résumé donc des sms précédents (un truc ds le genre)
"Tain ton commentaire m'a laissé un grand sourire sur le visage toute la matinée. Milles mercis! C'est vrai on se croise malheureusement plus, faut remédier à ça! quand tu veux!" (puis du blabla!)

C'est vrai on se croise plus, étrange (alors que je vois Martin absolument partout!)

Alors à tout bientôt, hein?...
Et merci encore, y'a de ces commentaires que tu sais si bien faire...

Enormes bécots

jeudi, 13 mars, 2008  
Anonymous alicia said...

je soupsonne Martin de te suivre...?!mdr
je répars mon portable et on s'arrange un petit truc!!
bisoux

samedi, 15 mars, 2008  

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