Roumanie - IV

Ma semaine toute seule s'achève bientôt. Il doit y avoir une distortion temporelle ici, ce n'est pas possible autrement, le temps passe tellement vite.

J'ai survécu. Malgré mon niveau de roumain. Malgré la chaleur.
Je n'aime pas parler du beau temps ("c'est l'angoisse du temps qui passe qui nous fait parler du temps qui fait" est devenu ma devise...) mais là c'est inévitable.

Climat tropical.
Je rentre dans l'appartement. Peau moite. Je range mes courses (surgelés déjà dégelés). Un CD de musique latine dans le lecteur puis un bruit étrange. Une averse, un orage grondant. Le bitume qui se refroidit, la chaleur en vapeur qui s'en échappe.
Affalée sur un fauteuil, je l'absorbe par tous les pores de la peau. Je me serai crue sous les Tropiques.
Et puis tout d'un coup, plus rien. Ciel bleu.

Le temps qui passe trop vite creuse les yeux aussi. Je ne fais jamais attention aux cernes habituellement mais là ils se voyent comme le nez au milieu de la figure (enfin, pas littéralement non plus)

21 juin: fête de la musique. Equation annuelle.
C'était devenu cyclique, un rituel, surtout avec Claire. Comme un repère pour mesurer le temps qu'on a passé toutes les deux d'une année sur l'autre.
Ma première à l'étranger.

Et puis, il y a elle.
J'utilise la boîte mail du journal. J'y fais donc des allers-retour constant alors pardonnez moi si mon oeil a été très vite attiré par un mail se nommant 'Alix' envoyé par ma belle-mère.
Comment ai-je pu croire qu'elle ait changé? Elle est la même et me considère toujours avec le même mépris (nuancé pour faire plaisir à mon père)
M'a cassé encore un peu de ma confiance en moi.

J'essaye de bosser aussi.
Des sujets que je n'ai jamais traités, dans le fond comme dans la forme. Je m'inquiéte toujours.
J'ai l'impression de ne pas pouvoir y montrer mes capacités ("vous n'auriez pas une ou deux critiques de films à me donner? ")
Le rédacteur me demande si ça va et je ne trouve comme réponse que mon sempiternel petit "oui".

Ce n'est pas moi. Je ne m'efface pas comme cela d'habitude.

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2 Comments:

Anonymous Elodie said...

FIGHT !

J'en parlais encore hier avec ma mère, la conception de famille en France se dégrade petit à petit, de plus en plus...

Même si on peut jalouser les familles Roumaines justement, si différentes des nôtres, comme me les décrit Vlad, ici c'est comme ça, malheureusement...

Il n'y a pas grand chose à faire:
toujours quelqu'un pour critiquer,
toujours quelqu'un pour briser le moral,
toujours quelqu'un pour dire "T'es nulle" ou encore pire...
toujours quelqu'un pour vous mépriser totalement.

J'ai moi aussi mon petit lot de famille "con".

Mais n'oublie pas...
On est là (et la dedans j'entends que JE suis là...)

Voilà...

Comme dirait Edna, "Bats toi, GAGNE!" J'ai confiance...

Gros bisous Mistinguette.
Ton Caribou.

jeudi, 21 juin, 2007  
Anonymous claire said...

Tient, pendant qu'il pleut sous cette chaleur moite et etouffante que tu décris avec des mots qui donne chaud.

Ferme les yeux. Et c'est Sao Polo Rain tout d'un coup. Même climat.
Sao Polo Rain, Tom McRae,musique, Fête de la musique (que d'association d'idées dis-moi).
Que des souvenirs qu'on a forgé toutes les deux.
Alors pour aujourd'hui, s'il pleut tu pourras pensé à tout ça et puis je serais pas loin dans ta mémoire.
(A defaut de nous bruler les pieds sur l'asphalte de la rue du tram)




Et puis rien à voir, mais il est parfois bon, je crois, de se frotter à des sujets jamais traités, pour agrandir son propre champs de connaissances, c'est inquiétant, c'est sur, mais en sort que plus expérimenté...

jeudi, 21 juin, 2007  

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